Colette Leclercq

Colette Leclercq

MILAREPA ET MOI (9)

MILAREPA ET MOI (9)

 

24/06/2010

 

Je survole le labyrinthe en compagnie de Milarepa. Mon attention est attirée par un endroit où il y a une énergie de conflit interne : dualité vie-mort, parler-se taire.

Je viens de me positionner vis-à-vis de trois personnes cette semaine et de dire des choses que je n’osais pas dire avant. C’était absolument nécessaire pour ma vie, survie ( ?) mais je sens au fond de moi quelque chose qui n’est pas totalement fluide.

J’ai eu raison de le faire, sinon j’allais de nouveau perdre toutes mes énergies mais en même temps quelque chose est duel en moi et je suis épuisée.

Je m’approche de ce conflit sur l’invitation de Milarepa. Je vois la petite fille en moi qui ne veut pas faire de vagues et avale les couleuvres tout en criant à l’injustice intérieurement. Je vois également mon adulte intérieur qui lui dit que ça suffit !

 « Tu dois être en accord avec qui tu es, me dit Milarepa, et pour cela il te faut éliminer tout ce qui crée une dualité, un mal être, un non sens, etc…

Tu es qui TU ES quand tu te sens libre, sereine et pleine. Tu es loin de toi quand tu te sens lourde, en dualité, dans les peurs, la colère, le dénie, la peine, etc…

Bien sûr tu crois encore et vous êtes nombreux à le croire, que l’extérieur peut influencer votre état d’être. Mais non. Même si la magie existe, elle ne pénètre en vous que parce que vous le voulez bien, que parce qu’une faille en vous la laisse entrer. Il en est de même pour les paroles et les attitudes d’autrui.

Tout vient de vous, part de vous et y revient ! Dieu est en vous, et non pas au ciel ! Quelle place lui accordez-vous ? Quelle place donnez-vous à la lumière, à l’amour en vous ? A votre puissance ?

Tu te positionnes justement et tu tombes de fatigue, où est le malaise ? Dans la dualité, tu l’as compris. Allons un peu voir cette notion de dualité.

Vous êtes tous, et je l’étais lorsque je marchais sur la Terre, composés d’eau.

L’eau est fluctuation, mouvement. L’humain vi à partir de l’eau de ses cellules. Cette eau est le reflet de ce qui l’anime, elle garde en mémoire toutes les émotions. Alors, dès que vous entreprenez quelque chose qui vient en résonnance avec un vécu, la mémoire de l’eau se met en route et vient alimenter votre conscience…

Quand je dis que l’humain vit à partir de l’eau de ses cellules, j’entends que tout est densifié dans cette eau et que votre programme est là aussi. Il est donc en contact permanent avec vos peurs, vos nœuds, etc… D’où cette dualité : j’avance, oui, mais en avançant je peux réveiller une mémoire. Ce n’est que bénédiction !

En réveillant cette mémoire, vous êtes en mesure de vous en libérer en conscience. Là où il y aurait problème, ce serait de renoncer à vos avancées du fait de ce réveil.

Tu es fatiguée ? Tant mieux ! Tu as osé être franche et directe avec trois personnes. Félicite-toi ! Leurs réactions leur appartiennent, tu as sauvé ta peau et fais un grand pas sur le chemin de la reconnaissance.

Tu es fatiguée parce que la petite fille bien soumise, qui subissait sans rien dire est revenue subrepticement se glisser en toi.

Appelle ton dragon. »

Je suis devenue dragon et j’ai libéré ma gorge dans laquelle se trouvaient la petite fille soumise. Toute ma vie j’ai été soumise, je suis passée par des révoltes quand je manquais de mourir. Mais je retombais facilement dans le piège…

Cette nuit, j’ai rêvé que quelqu’un voulait me faire une transfusion de … vin rouge… afin de le redistribuer ensuite à partir de mes veines… Assez étrange ! J’ai vu tous les appareils et notamment la grosse aiguille prête à me trouer le bras. Je me suis révoltée, j’ai dit que j’en avais marre que ce soit toujours moi. J’ai pleuré mais j’ai résisté et je suis partie. Je n’ai pas tout compris de ce rêve, mais j’ai retenue l’essentiel : je ne veux plus qu’on se serve de moi contre mon gré.

Ce rêve est super ! Je l’aime beaucoup, il marque un changement ! Je remercie la petite fille soumise et je lui dis ADIEU !

Dans le labyrinthe, le lieu du conflit se dissout ; l’embranchement pour y aller disparaît doucement comme si je le gommais.


Je suis libre et fière de moi, de ce pas que j’ai franchi grâce à Milarepa.

J’engage tous ceux qui comme moi était soumis, à leurs parents, leur conjoint, leurs enfants, leurs amis, leurs collègues, à se lever, le cœur dans l’amour de soi et de l’autre. Car même si l’autre ne comprend pas tout de suite, réfute tout, un jour, dans cette vie ou une autre, il finira par comprendre !

Merci à Milarepa et à vous tous qui nous lisez, je vous aime.




04/07/2010
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