Colette Leclercq

Colette Leclercq

MILAREPA ET MOI (5)

Milarepa et moi (5)

08/06/2010

« Puisque la peur d’être libre est ta première peur, du moins à ce stade de ton évolution, nous allons la rencontrer de plus près. »

Je regarde à l’intérieur de moi et je m’arrête sur la gorge. J’y perçois la peur de dire ce que je pense par peur de déplaire, même si je suis capable de dire plein de choses lorsque je suis poussée à bout par des … peurs… Cette peur de dire ce que je pense est plus liée au fait de me positionner, de donner mon avis sur quelqu’un, une action, une voie que prend l’autre,  un film, un livre quand les interlocuteurs me font part de leur ressenti et que celui-ci est différent du mien ou lorsqu’on me demande mon avis. J’ai beaucoup de mal m’exprimer dans ces cas là, non pas en tant que thérapeute mais en tant que Colette, dans ma vie quotidienne, c’est une prison qui me prive de ma liberté.

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Milarepa prend la parole à nouveau :

« Pour te libérer de la peur d’exprimer tes pensées par peur de déplaire, il faut le faire dans l’amour, uniquement dans l’amour et toujours laisser le choix à l’autre d’accueillir ou non tes paroles. On voit mieux pour les autres que pour soi-même, c’est pour cela qu’il est difficile d’entendre certaines choses…

Lorsque tu veux dire quelque chose à quelqu’un, réfléchis d’abord sur ta légitimité à le faire. T’a-t-il demandé ton avis ? Attend-il une réponse de ta part et as-tu cette réponse ? Si tu sens que ces critères ne sont pas présents, alors tais-toi !

Par contre si quelqu’un te demande ton avis, quel qu’il soit, donne-le avec amour et délicatesse, tout en disant qu’il ne s’agit que de ton avis et que ton interlocuteur(trice) est libre de le prendre en considération ou non.

Ne pas imposer, ne jamais imposer ! Car tu n’es pas l’autre ! tu es toi et tu réagis avec tes filtres, tes visions de la vie, tes croyances et … tes peurs. Nous parlons de Colette dans sa vie quotidienne, pas de la thérapeute.

C’est une très grande prison que de ne pouvoir parler librement. C’est souvent ainsi que sont élevés les enfants et ensuite, devenus adultes, ils ont du mal à parler dans l’amour. Quand ils disent les choses, c’est régulièrement avec trop de fermeté. Cela conduit à des réactions en chaîne.

Il ne faut prendre la parole que lorsque c’est juste. Sinon il vaut mieux te taire et accueillir que l’autre suive le chemin qu’il a choisi sans intervenir ; te tenir prête pour le jour où il peut demander de l’aide. Alors tu peux parler sur son invitation.

Avant d’exprimer tes pensées, mets-les dans ton cœur, vois comme elles résonnent, donne leur une impulsion d’amour et parle en toute humilité.

Réjouis-toi d’avoir parlé, non de l’accueil favorable de ce que tu as dit, ce serait de l’orgueil. Réjouis-toi d’avoir su dire les choses quelque soit la réaction de ton interlocuteur(trice). S’il se met en colère, dis-lui qu’il(elle) t’a demandé ton avis et que tu le lui as simplement donné, qu’il n’est pas obligé de te suivre ! Sil te saute au cou, n’oublie pas de ne pas en tirer d’orgueil ! »

- Oui je comprends tout cela, mais lorsque l’autre m’ écoute et évite ainsi de gros problèmes, ne puis-je éprouver un grand bonheur ?

« Si bien sûr, mais en te souvenant que c’est l’autre qui a choisi la voie la meilleure pour lui ! Sois heureuse pour lui et non d’avoir eu raison ! Par contre tu peux nourrir de la confiance par rapport à tes ressentis ! Mets tout cela dans ton cœur et souviens-toi que tu es capable d’aider en voyant juste, en parlant juste et n’hésite pas à recommencer si l’occasion se représente ! »

- Entendu ! Tes mots sont si faciles à entendre, tes phrases pénètrent vite dans mon cœur, Milarepa, je te remercie et te remercie au nom de celles et de ceux qui lisent nos entretiens et en tirent bénéfice.

«  La peur de déplaire, n’est qu’une peur du rejet et si tu t’aimes et t’accueilles, nul ne te rejettera et tu seras aimée et respectée de tous. Tout vient de l’intérieur de soi. Plus tu t’accueilles, plus tu es accueillie, plus tu peux t’exprimer. »

Il me donne une rose, rose, magnifique.

« Pour nourrir ton amour pour toi .»

Il s’en va doucement.

 

10/06/2010

Lorsque nous avons abordé la peur de déplaire, j’ai été un peu dérangée dans ma méditation et depuis une question était restée en suspend. De plus des personnes de mon entourage m’ont parlé du fait de dire des choses à des personnes qui n’avait rien demandé, soit pour leur vie privée, soit en lien avec ce qui se trame au niveau du gouvernement mondial et qui nous met en danger. Je reviens donc sur le fait de donner un avis si on ne nous demande rien.

Je demande un entretien à Milarepa que je sens tout près de moi, il me fait la grâce de me l’accorder. Les autres fois, c’est toujours lui qui m’a appelée.

« Il faut nuancer tout cela. Quand j’ai dit que tu n’avais pas à donner ton avis s’il ne t’était pas demandé, c’est juste. Si tu sais que tel produit est nocif, que tel projet se trame qui n’est pas bon pour les personnes ou la nature, ton devoir est d’informer. Et là, peu importe les réactions, ce n’est pas le cadre d’une discussion en tête à tête sur la vie privée.

Il est juste qu’un grand nombre de personnes soient informées des dangers qui les entourent. Vous ne devez pas être des moutons, comme on dit en France, mais des humains affranchis.

Pour la première question, la réponse est que bien sûr tu dois parler à tes enfants, les aider à voir clair dans leurs choix, leur vie, mais tu dois aussi respecter leurs décisions et leur donner ton amour malgré tout. Les enfants n’en font souvent qu’à leur tête, les mettre en garde est utile mais bien souvent sans résultat… Ils ont un chemin à parcourir. Ne t’attache donc pas au résultat ! C’est la même chose pour toutes les relations dans lesquelles ta vie est impliquée.

Il est vain de croire que tu peux faire bouger quelqu’un qui ne le souhaite pas, il est vain de s’acharner à répéter sans cesse les mêmes phrases si l’autre n’entend pas.

Il vaut mieux, alors, soit en prendre ton parti et te détacher de la chose en question, soit partir et laisser cette personne derrière toi. Rien ne t’oblige à rester dans ce qui te rend malheureuse. Il faut juste comprendre en quoi l’autre a été nécessaire à ton évolution afin d’en tirer bénéfice et ne pas recommencer avec une autre personne semblable ! »

- Merci beaucoup Milarepa. Ta présente m’est devenue indispensable, nos contacts me nourrissent, Merci, merci, merci.

 



10/06/2010
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